Comment nourrir une population en croissance sans empiéter sur les espaces sauvages ?

L’être humain ne peut vivre sans Dame Nature. Pourtant, l’environnement se fait détruit au fur et à mesure que la population mondiale s’accroît. Certes, il est indéniable que l’espèce humaine a besoin de la nature pour survivre ; cependant, il est possible de gérer intelligemment et durablement les ressources naturelles. La satisfaction des besoins alimentaires d’une population en croissance et la préservation des espaces sauvages sont donc tout à fait conciliables.

Intensifier et perfectionner la production agricole de tous les pays

Agriculture et espaces préservés ont un lien étroit. Afin d’éviter l’empiétement des espaces sauvages, il faut que la production végétale soit suffisante, non seulement pour satisfaire les besoins en nourriture des êtres humains, mais aussi ceux des animaux. Comme l’accroissement démographique est un fait quasiment inévitable. Et que désormais, les terres arables sont largement plus vastes que les espaces naturels encore vierges, il n’y a pas d’autre moyen plus sûr pour subvenir aux besoins d’alimentation de la population que l’agriculture intensive. Pour ce faire, il faut que chaque pays établisse une politique agricole qui vise à la fois la quantité et la qualité des rendements. Il ne faut exclure aucun type de culture et aussi toujours privilégier le bio pour ne pas détruire encore plus la biodiversité déjà précaire. Pendant ce temps, les importations et les exportations des produits agricoles ne devront pas être interrompues pour assurer la sécurité alimentaire mondiale.

Gérer efficacement la pêche et l’élevage des animaux comestibles

La biodiversité et l’espace sauvage ne comprennent pas exclusivement les végétaux, les animaux en font aussi partie intégrante. En outre, l’alimentation de l’homme ne se limite pas seulement aux produits agricoles et végétaux, l’être humain est également carnivore. Dans certains pays, la consommation de viande et des fruits de mer est même encore plus élevée que la consommation des produits de la terre. Ainsi, pour s’assurer que la population ne cherche pas à chasser ou à pêcher les quelques espèces animales sauvages et endémiques restantes sur cette planète, il faut garantir la disponibilité des animaux comestibles sur le marché. Mais par-dessus tout, il faut accroître et gérer de manière efficace la pêche et l’élevage pour une équité intra et intergénérationnelle des ressources animales.

Halte au gaspillage, et ipso facto à la surexploitation des ressources naturelles

Combien de biodiversités alimentaires, que ce soit animales ou végétales, surexploitées alors que la plupart du temps elles sont juste laissées en putréfaction ? Comme les ressources environnementales ne sont pas éternelles. Et qu’à l’heure actuelle la nature est davantage de mal en pis, pour nourrir cette population mondiale en croissance exponentielle sans empiéter les espaces sauvages, il est de rigueur de tirer définitivement une croix sur le gaspillage qui est la principale source de la surexploitation des ressources naturelles.

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